Croissance et marketing en français, à Montréal

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Être trouvé dans les 19 arrondissements : le référencement local bilingue

Pour être trouvé à Montréal, il faut une fiche Google complète en français, des pages de services précises dans les deux langues, des avis réguliers et une zone de service réaliste. Ce guide détaille chaque élément et les erreurs qui coûtent cher.

Rédigé par Ali Sedighi, MBAPublié: Dernière mise à jour:

Être trouvé à Montréal, c'est apparaître au bon moment, dans la bonne langue, pour les clients du territoire que vous desservez vraiment. Quatre éléments font l'essentiel du travail : une fiche d'entreprise Google complète rédigée en français, des pages de services précises dans les deux langues, une démarche d'avis régulière et une zone de service réaliste.

Ce guide reprend chaque élément, avec ce qu'il faut faire, ce qu'il faut éviter et comment mesurer. C'est le cœur de notre service de référencement local, mais tout ce qui suit peut se faire à l'interne.

Commencer par une zone de service réaliste

La réponse courte : votre zone de service doit correspondre aux secteurs où vous êtes rentable, pas à l'île entière. Une zone trop large affaiblit votre pertinence et vous expose à des demandes que vous refuserez.

Pour la définir, regardez vos 12 derniers mois de clients et placez-les sur une carte. Vous verrez souvent un noyau de trois à six arrondissements où se concentre la majorité des ventes. Ajoutez-y les secteurs voisins accessibles sans traverser l'île à l'heure de pointe.

Un calcul de rentabilité par secteur

Supposons qu'un service à domicile rapporte 350 $ de marge par visite. Si un déplacement vers un secteur éloigné ajoute une heure de technicien payée 45 $ et 20 $ de frais de véhicule et de stationnement, la marge tombe à 285 $. Si ce secteur demande aussi plus de temps de soumission, il peut devenir marginal. Faites ce calcul pour vos secteurs principaux; il décide de votre zone mieux que n'importe quelle intuition.

Notre page Territoire décrit les 19 arrondissements et les municipalités de l'agglomération, et ce que chacun peut changer pour votre marketing.

La fiche d'entreprise Google, en français d'abord

La fiche Google est souvent la première impression que vous laissez, avant même votre site. À Montréal, elle doit être rédigée en français d'abord.

Points à vérifier :

  1. Le nom. Votre nom réel, tel qu'il apparaît sur votre enseigne et vos documents, sans mots-clés ajoutés. Rappel : selon l'OQLF, un nom d'entreprise doit comprendre un générique français; voyez notre guide sur la Charte et votre marketing.
  2. La catégorie principale. Celle qui décrit le mieux votre activité principale, puis quelques catégories secondaires pertinentes.
  3. Les services. La liste complète, avec une courte description en français pour chacun.
  4. La description. Ce que vous faites, pour qui et où, en quelques phrases naturelles.
  5. La zone desservie. Les secteurs définis à l'étape précédente.
  6. Les photos. Vos vraies équipes, vos vrais projets, votre vraie vitrine. Les photos de banque d'images n'aident pas.
  7. Les heures. Exactes, y compris les jours fériés.

Des pages de services précises, dans les deux langues

Une page par service important, en français et en anglais, fait plus pour votre visibilité qu'une page d'accueil qui énumère tout. Chaque page devrait répondre aux questions qu'un client se pose avant d'appeler :

  • Qu'est-ce que le service comprend, et qu'est-ce qu'il ne comprend pas?
  • Pour quel type de client ou de bâtiment?
  • Combien de temps cela prend-il?
  • Quelle est la fourchette de prix, si vous pouvez la publier?
  • Comment vous joindre?

Relier correctement les versions française et anglaise

Chaque page française doit avoir son équivalent anglais, avec le même niveau de détail, et les deux doivent être liées par le balisage hreflang. Ce balisage indique à Google qu'il s'agit de la même page dans deux langues, pour qu'il montre la bonne version au bon visiteur. Sans lui, vos deux versions peuvent se faire concurrence. Notre service de site web français d'abord inclut ce travail.

Les pages de secteur : utiles ou nuisibles

Les pages de secteur sont utiles quand elles décrivent une réalité concrète, et nuisibles quand elles répètent le même texte avec un autre nom de quartier. Google considère ces pages répétitives comme des pages satellites, et elles peuvent nuire à l'ensemble du site.

Une bonne page de secteur contient au moins un de ces éléments :

  • des projets réellement réalisés dans le secteur, avec photos;
  • des particularités du bâti ou de la clientèle qui changent votre façon de travailler;
  • des contraintes pratiques : stationnement, accès, horaires;
  • des questions propres aux clients du secteur.

Si vous ne pouvez rien écrire de tel pour un arrondissement, ne créez pas la page. Mentionnez-le plutôt dans votre zone de service et sur une page de territoire unique.

Les avis : régularité et réponses

Les avis influencent à la fois votre visibilité et la décision du client. Ce qui compte : leur régularité, leur contenu et vos réponses.

Une démarche simple :

  1. Après chaque service, envoyez un court message, en français ou en anglais selon le client, avec le lien vers votre fiche.
  2. Demandez au client de mentionner le service reçu, sans lui dicter quoi écrire.
  3. Répondez à chaque avis, dans la langue de l'avis, en quelques phrases.
  4. Pour un avis négatif, répondez calmement, reconnaissez le problème s'il est réel et proposez une suite hors ligne.

N'achetez jamais d'avis et n'en rédigez jamais pour vos clients. C'est contraire aux règles de Google et à la confiance que vous voulez bâtir.

Mesurer ce qui compte

Mesurez ce qui se transforme en clients, pas ce qui flatte. Les indicateurs les plus utiles :

Indicateur Où le trouver Pourquoi il compte
Appels depuis la fiche Statistiques de la fiche Google Demande directe et immédiate
Demandes d'itinéraire Statistiques de la fiche Google Intention de visite pour un commerce
Visites des pages de services Outil d'analyse du site Intérêt pour un service précis
Demandes reçues par canal Votre tableau de suivi Le seul chiffre qui paie les factures
Nouveaux avis par mois Fiche Google Régularité de la démarche

Comparez chaque mois à la même période de l'année précédente, car beaucoup de secteurs montréalais sont saisonniers.

Les erreurs qui coûtent cher

  • Une fausse adresse pour paraître présent dans un secteur : risque de suspension de la fiche.
  • Des mots-clés dans le nom de la fiche : contraire aux règles et souvent signalé par les concurrents.
  • Une fiche en anglais seulement : vous perdez une grande partie de la clientèle qui cherche en français.
  • Dix-neuf pages identiques : aucune valeur pour le client, risque pour le site.
  • Aucune réponse aux avis : un silence qui se remarque.

Par où commencer

Si vous ne faites qu'une chose ce mois-ci, complétez votre fiche Google en français. Si vous en faites deux, mettez en place un suivi des demandes. Pour un plan complet, lisez notre guide sur le plan de croissance de 90 jours ou joignez-nous par la page Contact.

Questions fréquentes

Dois-je avoir une adresse dans chaque arrondissement?

Non, et il ne faut surtout pas en inventer. Une entreprise de services peut définir une zone de service sans afficher d'adresse. Les fausses adresses contreviennent aux règles de Google.

Combien de pages de secteur faut-il créer?

Seulement celles où vous avez quelque chose de propre à dire : projets réalisés, particularités du bâti, contraintes d'accès. Une poignée de pages riches vaut mieux que dix-neuf pages identiques.

Faut-il deux fiches Google, une en français et une en anglais?

Non. Une entreprise a une seule fiche. Rédigez-la en français d'abord; Google adapte l'affichage selon la langue de l'utilisateur.

Combien d'avis faut-il viser?

Il n'y a pas de chiffre magique. La régularité compte plus que le volume : quelques avis récents chaque mois valent mieux qu'une vague de vingt avis il y a deux ans.